Marathon de Košice : la course de légende qui a inspiré les débuts de Spiridon
En 1967, Noël Tamini, futur fondateur de la revue Spiridon, prend seul l'avion pour la Tchécoslovaquie. Sa destination : Košice, et son marathon, déjà une institution en Europe centrale. Il ne le sait pas encore, mais cette course solitaire derrière le rideau de fer va poser les premières pierres d'un magazine qui allait révolutionner la culture de la course à pied.
Une course, des amitiés, une revue
Dans le numéro de lancement de Spiridon (février 1972), Tamini raconte lui-même la genèse de son équipe : « L'amitié d'Antonin, d'Eva et de Karel est née d'une course en Tchécoslovaquie, le marathon de Košice, où j'étais allé tout seul, en 1967. » Ces rencontres tchèques irrigueront ensuite tout le réseau de contributeurs de la jeune revue, à une époque où voyager seul derrière le rideau de fer pour courir un marathon n'avait rien d'anodin.
Tamini reviendra à Košice en 1971, l'année où Spiridon couvre la course en photo : « Phase décisive : Rummako (Finlande) va rétrograder à la 5e place... » Le cliché, signé Spiridon, illustre un peloton venu de toute l'Europe : Hongrie, Finlande, Irlande, Danemark, URSS, RDA, Suède, Tchécoslovaquie. Cette année-là, c'est le Hongrois Gyula Toth qui s'impose en 2h21'43.
Pourquoi cette course a façonné l'esprit Spiridon
Bien avant les grands marathons occidentaux médiatisés, Košice rassemblait déjà une scène internationale méconnue, loin des projecteurs de Boston ou de Londres. C'est précisément cette idée — la course libre, vécue loin des conventions et des frontières — qui deviendra l'ADN de Spiridon : une revue, puis une marque, pensée pour les coureurs qui courent pour eux-mêmes, pas pour la gloire.
Cinquante ans plus tard, cet esprit reste le nôtre. Retrouvez l'histoire complète de la naissance de Spiridon dans notre article sur Spiridon Louis, et explorez notre collection running conçue dans le même esprit de liberté.